Assemblée générale du 21 mars 2015

 

Assistante maternelle

 

Un vrai métier

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"Trente participantes sur huit cents c'est peu", regrette la présidente

L'assemblée générale des assistantes maternelles du département est l'occasion de faire le point sur leurs préoccupations de métier. Cette année la déception était grande pour la présidente Édith Caute devant une assemblée qui réunissait péniblement une trentaine d'adhérentes sur les huit cents inscrites à l'association.

"C'est triste et lamentable" s'exclament de concert la présidente et sa vice-présidente Christine Nodon. Elles n'arrêtent pas toute l'année d'être à la disposition des assistantes maternelles du département pour leur prodiguer informations et conseils pour gérer leur métier et les rapports avec leurs employeurs, les parents des enfants qu'elles ont sous leur garde.

"La principale préoccupation de nos adhérentes est la gestion des contrats de travail et des congés payés. Nous essayons de les guider par passer à travers les arcanes administratives  sans faire de faute".L'association a établi un contrat de travail type pour simplifier les démarches et organise tout au long de l'année des réunions d'informations pour expliquer les nouveautés et administratives. "Le plus difficile est de faire comprendre aux parents et employeurs que l'assistante maternelles exerce un vrai métier qui obéi aux lois du travail avec mensualisation des salaires et paiement des congés payés"Édith Caute et Christine Nodon vont jusqu’à faire des réunions à la demande pour dépatouiller les cas difficiles et n'hésitent pas à recevoir les parents, une trentaine par an, pour expliquer le métier d'assistante familiale.

Métier dont l'utilité est incontournable pour beaucoup de parents. Il subit lui aussi les difficultés de la crise qui diminuent le nombre d'enfants à garder.

Ce qui n'entache pas l'enthousiasme de la présidente qui, chaque année, assure que ce sera la dernière de présidente mais qui n'hésite pas à reprendre du service pour continuer son dévouement auprès de ses collègues et leur apporter les informations nécessaires à exercer leur métier avec sérénité.

Renseignements 07.50.30.12.66., ou 07.50.49.46.46. Courriel :assodep16@orange.fr

 

Assemblée générale de Mars 2014

L'AG des assistantes maternelles

Rester maître chez soi, une obligation à partager

AG mars 2014

 

Accueillir les enfants sous son toit. Une spécificité pour l'assistante maternelle qui doit bien maîtriser les rapports avec les parents.

Comme chaque l'année les assistantes maternelles du département passent en revue, lors de leur assemblée générale, leur préoccupations de métier. Elles sont nombreuses à presser leur présidente, Édith Caute, de questions essentielles à leur travail

"Nos préoccupations tournent autour des rapports avec les parents et la conduite à tenir pour rédiger les contrats avec eux. Beaucoup d'entre nous sont démunies à l'approche des difficultés. Surtout que maintenant on hésite de moins en moins à passer par les prud'hommes, les parents comme les assistantes" expliquent de concert Édith Caute et sa vice-présidente Christine Nodon

Elles étaient près d'une centaine, sur les 745 adhérentes, réunies ce week-end dernier à  l'espace Georges Brassens de l'Isle d'Espagnac pour évoquer leurs difficultés.

Savoir parler aux parents, négocier les contrats, s'adapter à toutes les situations et rester maître chez soi en respectant les règles, les sujets ne manquaient pas

 L'assistante maternelle un métier très encadré.

 Agrées par le Conseil Général, elles ont l'obligation, avant d'exercer, d'effectuer 120 heures de formation et elles reçoivent à domicile un contrôle rigoureux pour garantir la sécurité et le confort de l'enfant. Chaque année elles suivent des formations organisées par l'association, pour être de plus en plus aptes à maîtriser l'alimentation, l'agressivité, les handicaps… et maintenir les acquis.

"Notre travail ne s'arrête pas là. Nous répondons aux questions posées par les assistantes et les parents et d'année en année elles sont de plus nombreuses" un travail important d'autant que la présidente et ses collaboratrices ne répondent jamais sans avoir vérifié l'information.

On peut compter sur l'expérience d'Édith Caute qui est depuis 20 ans à la tête de l'association et qui ajoute à tout ce travail l'organisation de réunions d'informations en particulier sur la rédaction des contrats de travail. "plus les choses sont claires et  plus le travail est bien compris"conclu la présidente qui sait très bien qu'accueillir des enfants dans un espace intime et privé demande à l'assistante maternelle de savoir bien négocier les règles, et sous son toit ce sont les siennes.

Renseignements Édith Caute présidente 07.50.30.12.66, Christine Nodon, vice pdte 07.50.49.46.46. Courriel : assodep16@orange.fr

En Avril 2013

 Charente : un point fiscal agace les assistantes maternelles

L’Association des assistantes maternelles de la Charente, forte de 700 adhérentes, dénonce une bizarrerie fiscale qui touche la profession

 

Édith Cauté, Christine Nodon et Isabelle Sanchez, des « nounous » modernes pour les enfants. (Photo Céline Levain)

 Les dispositions fiscales peuvent parfois laisser apparaître quelques bizarreries. Voire des aberrations. C’est en tout cas ce vocable qu’utilisent les représentantes de l’Association des assistantes maternelles de la Charente pour qualifier celle qui les concerne et contre laquelle elles s’insurgent.

« Depuis 2011, nous sommes tenues de déclarer la somme de 4,45 € par enfant et par jour qui correspond au prix du repas de midi. Et cela même si nous ne percevons pas cette somme puisque des parents préfèrent amener le repas de leurs enfants », explique Édith Cauté, la présidente de l’association. Une somme dont le niveau, d’autre part, selon les assistantes maternelles, ne repose sur rien de concret. « Comment estimer qu’un enfant mange pour 4,45 € ? Surtout si c’est un nourrisson que l’on allaite », ajoute-elle, soutenue par Christine Nodon et Isabelle Sanchez respectivement vice-présidente et trésorière.

Mais la loi, c’est la loi et pas question d’y couper. « Si les parents estiment que la somme est inférieure, c’est à eux de faire une déclaration dans ce sens », explique Isabelle Sanchez. « D’ailleurs, beaucoup n’ont pas compris cette disposition et ont cru qu’ils devaient, eux aussi, déclarer cette somme », complète Édith Caute.

Si les assistantes maternelles sont ainsi remontées, c’est que l’impact sur les déclarations fiscales est loin d’être neutre« Pour une assistante maternelle qui accueille trois enfants pendant 5 jours et sur 47 semaines, cela représente 3 700 € sur une année », remarque Isabelle Sanchez. Pas anodin quand on sait que la base légale de rémunération d’une assistante maternelle est de 2,65 € de l’heure. « C’est souvent ce que sont payées celles qui travaillent dans des crèches famialles », indique Isabelle Sanchez. Face à cette situation, « nous sommes allées voir l’administration fiscale, mais ce sont des fonctionnaires qui appliquent la loi et ne peuvent rien », rappelle Édith Caute. Alors l’association a tenté de joindre et d’alerter les sénateurs et députés du département sur le sujet, « sans avoir de réponses pour le moment. »

En intervenant de cette façon, l’Association des assistantes maternelles de Charente est dans son rôle d’information sur les droits des professionnelles, qui est sa raison sociale depuis sa création il y a 21 ans et sur laquelle elle s’acquitte on ne peut mieux si on mesure le taux de satisfaction des services rendus au nombre d’adhérentes. « L’association a débuté avec 13. Elles sont aujourd’hui 700, dont certaines même hors du département. Il y a 13 associations d’assistantes maternelles de Charente qui ont rejoint la nôtre, plus une de Montguyon (17) depuis deux ou trois mois. Nous sommes aussi en contact avec des relais d’assistantes maternelles », résume Christine Nodon (1).

Un rôle d’autant plus important que, « depuis deux ou trois ans, le Conseil général est revenu dans sa fonction première de délivrance des agréments et ne donne plus d’infos », ajoute Christine Nodon. L’association a même édité un contrat de travail type, « validé par un inspecteur du travail », souligne Édith Caute. Une aide rassurante pour ces femmes dont l’activité, « a acquis un véritable statut depuis la parution de la convention en 2005 », dit Christine Nodon et qui est en voie de professionnalisation de plus en plus grande.

Un métier délicat puisqu’en rapport avec les enfants, « nous sommes complémentaires des parents qui sont de plus en plus exigeants et souhaitent que l’on propose un projet éducatif », reprend Édith Caute. Un métier en évolution qui éloigne de l’image ancienne de la « nounou » qui faisait quasiment partie de la famille. « Justement, ce n’est pas le cas, il faut garder une distance professionnelle. » De même qu’elles doivent trouver le bon équilibre entre sphère professionnelle et sphère privée, « puisqu’on travaille justement sur notre lieu privé, à la maison », observe Édith Cauté.

(1) Contact : assodep16@orange.fr ou Édith Caute : 07 50 30 12 66, ou Christine Nodon : 07 50 49 46 46.

Ci après le lien : http://www.sudouest.fr/2013/06/04/un-point-fiscal-agace-les-assistantes-maternelles-1073486-3.php